10 novembre 2009
La grande frayeur...
Etre arrêté par la police, déjà, est un avatar de l'existence qui ne laisse que rarement un souvenir primesautier. Je veux dire par notre police à nous, celle qui traque, sans aucune pitié, planquée derrière un bosquet, notre moindre dépassement de kilomètre à la limite autorisée, et d'où le militaire assermenté surgit le regard autoritaire et le bras rigide mais agité, vers l'endroit où nous devons impérativement et immédiatement nous garer....
Homme de moi est prudent et respectueux du code de la route, nous n'avons donc que fort rarement affaire à maréchaussée française.
Mais aujourd'hui, peu après la frontière Espagnole, j'ai eu peur.
Au milieu de la chaussée, côté entrant, bien sûr ( ceux qui sortent il s'en foutent ), une demi douzaine de policiers Espagnols traquaient je ne sais qui ou je ne sais quoi, cagoulés comme des malfrats, armés de mitraillettes à la hanche, et je suppose l'air méchant. Je suppose, parce qu'on ne voyait que leurs yeux et encore.
D'habitude c'est la guardia civil qui fait le coup avec ses chapeaux en carton bouilli en travers, mais on voit leur souriant visage...On peut voir si ils vont tirer ou pas...Là, nada.
D'accord, sur le bas côté un de ces anonymes Ibérique, déployait un panneau mobile avec écrit dessus " Contrôle de police " - en Français, oui Madame, oui Monsieur - et une voiture indiquait " Policia ", mais bon, ça rassure à peine...
Et franchement, la Mossos d'Esquadra qui patrouille en face ne rassure pas davantage.
Et paf ! c'est pour nous.
L'homme invisible nous fait signe, inspecte la plaque ( et merde il en manque un bout ! ) et demande, en Français, oui Madame etc... :
- Vous allez où ?
Pourquoi raconter qu'on va bêtement acheter des navets au supermarché, hein, le jour de l'augmentation de 6 % du tabac entre en vigueur en France, alors que le paquet de clopes local ( que je fume ), lui, a baissé de 0,50 il y a trois semaine et coûte un peu moins de la moitié que de l'autre côté de la frontière ?
- Au tabac ! avoue-je le plus gaiement possible que le permettent les mitraillettes pointées sur la voiture à trois mètres devant.
L'anonyme Aranais fait alors le tour de la voiture pour voir la plaque entière, et devant tant de franchise annonce :
- Bon allez y !
La franchise il n'y a que ça de vrai !
09 novembre 2009
Un mur peut en cacher bien d'autres...
Qui ira abattre ce mur ? Et quand ?
Tout mur séparant les Hommes est un mur de la honte.

Mur de séparation entre Israel et la Palestine
06 novembre 2009
L'identité nationale racontée à mes petits enfants...
Ils sont bredins, les mômes, de nous poser des questions à la con noix auxquelles on ne sait pas quoi répondre vu qu'on ne se les posaient pas ces questions.
Bon. Posons nous la nous, la question essentielle du moment :
- Comment qu'on va bouffer jusqu'à la fin du mois, M'me Chabot, j'vous l'demande...Qu'es'qu'on va met' dans l'assiette, hein ?
- Mais c'est quoi, mamie, pour toi, l'identité nationale ?
- Mon chéri, tu as farpaitement raison de me poser cette question absolument fondamentale en ces temps angoissants de croissance vertigineusement négative ( doit-on s'en plaindre ? ), je vais d'ailleurs te répondre tout de suite, là, sans détours ni circonvolutions tendant à noyer un poisson mort depuis longtemps, tu me connais, je suis franche et sans fioritures : Attends, je réfléchis !
- ...
- Euh...Déjà, mon chéri, tu vois, cette locution est pour moi entachée irrémédiablement d'un film en noir et blanc sentant la pastille Vichy et le Maréchal allant avec, donc, déjà, elle me fait froid dans le dos. Identité, déjà, ça me dit des cartes avec ta figure dessus, là, où, et quand tu es né, la couleur de tes yeux, l'empreinte de ton doigt, ta taille, la couleur de tes cheveux, bref comme disait Pépin, ça me fait l'effet d'une vache traçable, de l'élevage à l'abattoir, en passant par la production de lait entre les deux.
En ce qui concerne " national/e ", tout seul, à voir comme ça, ce n'est pas dangereux, cela pourrait vouloir dire que nous sommes à l'intérieur de frontières communes et que ce mot indique seulement cette communauté de territoire, et que du coup on s'est un peu parlé au cours des âges.... Mais les deux mots ensemble " identité nationale " change complètement le sens des deux mots. Leur association induit implicitement que l'identité en question est la même pour tous sur un territoire donné, qu'elle est indiscutable puisque partagée par tous, définitivement figée dans le temps et dans l'espace par des valeurs fondatrices rigides, et que, surtout, elle est opposable à toute autre nation ne partageant pas les dites valeurs.... Et depuis des lustres ça fait des morts à la guerre, au nom de la nation, du drapeau, de la République, du Roi, et Dieu sait quoi encore !
L'identité nationale, mon chéri, ça coupe des autres, ça referme sur soi, ça stoppe net l'évolution d'un peuple, ça sent le renfermé et la mort sacrificielle au nom d'un idéal qui n'existe que rarement spontanément. D'ailleurs, quand c'est spontané, ça fait généralement très mal là où justement on ne l'attendait pas !
L'identité nationale, ça sent la peur et la menace.
L'identité nationale est un sentiment paranoïaque contagieux que nos gouvernants inoculent au peuple régulièrement quand ils veulent le fédérer avec l'enthousiasme et ferveur, à des décisions asservissantes pour lui, mais sans en avoir l'air.
L'identité nationale est un suicide collectif mais avec l'assentiment joyeux et patriotique des condamnés !
- Hé bé... Je peux le dire à l'école ça, tu crois Mamie ?
- Honnêtement ?
- Bé oui.
- Bé non... Il te suffit juste de ne jamais l'oublier.
Affiche du Maréchal Pétain en 1940
29 octobre 2009
Les bienfaits de l'identité nationale...

14 octobre 2009
Maternités...
J'ai toujours eu des octobre à rebondissements. A tel point que lorsque ce mois là pointe son nez, je me dis tous les ans : " Tiens...que va t-il donc se passer cette année ? "
Comme les évènements se passent entre le premier et au plus tard le dix en général, je me suis sussurré en cette année 2009, que peut-être le mois serait calme pour une fois.
Que nenni.
Coup de fil de Melle n°2 ce matin :
- Maman je suis enceinte !
Moi :
- Euh...mais...euh...euh...mais...t'es sûre ?
Il faut dire ici que Melle n°2 a fait ligaturer ses trompes au quatrième gremlins il y a un peu plus d'un an. Une chance infime de tomber enceinte ( 0,73 % m'a t'elle dit ) et surtout risque de grossesse extra utérine.
Et oui, elle est sûre.
Moi avoir, du coup, des sentiments très mitigés. Moi y'en a yoyoter de la touffe depuis la nouvelle. Moi avoir d'anxieuses questions en réserve jusqu'à la semaine prochaine, date de son rendez-vous chez son gynéco.
Coup de fil de Melle n°5 en début d'après midi, avec qui, bien sûr, je me répands sur le cas de sa soeur... Laquelle, très très proche d'elle malgré leur huit ans de différence, yoyote autant de la touffe que moi. Nous yoyotons donc réciproquement un long moment et nous quittons troublées et pas très bien dans nos charentaises.
Recoup de fil à 23 h 50 de Melle n°5 :
- Maman ? Devine !
- Ben je ne devine pas...
- Mais si devine !
Son Hommecoeur, derrière, insiste :
- Mais si devinez !
- Ahhhh ! Comme ta soeur !
Bingo !
L'eau et le feu dans la même journée avec trois jours d'écart...
12 octobre 2009
EDF/GDF : Relevé confiance...mon oeil !
Ne vous avisez point, par les temps qui courent, de décroisser tranquille dans votre coin en faisant attention à votre gaz et à votre électricité, vous deviendrez immédiatement suspect aux yeux des fournisseurs d'état.
Prenons notre cas en exemple :
- Une gazinière et c'est tout pour le gaz.
- Un réfrigérateur, un petit congélateur, un Pc, et un lave linge pour l'électricité.
Ajoutez à ce peu de débauche progressiste une utilisation parcimonieuse du lave linge, pas de fer à repasser électrique, un calcul de cuisson optimum ( plusieurs plats cuits à la file puis congelés ) pour le gaz, des bougies pour éclairer quand on a rien de précis à faire ( une ampoule fonctionne le soir le temps du repas en hiver, l'escalier le temps de monter ou de descendre, et les WC quelques secondes par jour, cela vous donnera une idée de notre utilisation ! ), et vous vous retrouvez avec des factures dignes d'il y a une soixantaine d'années, j"en conviens.
Facture mensuelle EDF : 20 euros TTC .
Facture GDF : 10,50 euros TTC .
Cela est hautement suspect pour les deux fournisseurs.
Tellement suspect que logiciel de relevé confiance par Pc ou téléphone devient relevé " mais c'est quoi ça ? " et vous refuse l'index de vos consommations sous prétexte que vous faites une grossière erreur dans vos chiffres et vous oblige à téléphoner à l'opérateur/trice...numéro surtaxé bien sûr !
Opérateur/trice qui vérifie illico vos consommations passées pour être certains de votre bonne foi...Bonjour la confiance du relevé du même nom !
Si, de surcroît, on vous change le compteur GDF ( tous les 20 ans ) on vous colle d'autorité une estimation vu que le logiciel GDF ne prévoit pas une petite ligne permettant le dernier relevé du défunt compteur par l'agent lui-même ajoutable à la consommation du compteur neuf relevée par vous même...
L'opérateur GDF, surtaxé bien entendu, vous explique alors qu'à la réception de la facture d'estimation, vous devrez lui retéléphoner, surtaxé toujours, pour qu'il puisse " rabouter " les deux consommations et vous envoyer la facture de votre consommation réelle !
Bonjour le papier inutile, les arbres coupés, la pollution pour le produire et le transporter...
Je sens bien de prévoir l'achat d'une ancienne cuisinière à bois avec réservoir d'eau chaude pour l'année prochaine histoire d'envoyer paître le gaz, les taxes qui vont avec, les surtaxes et les fournisseurs avec.
Avec la coupe de bois usagère communale, pour le prix, ça devrait le faire !
07 octobre 2009
Lycée technique : Payez moi pour que je revienne !
Or donc, à titre pilote expérimental ( je suppose qu'il s'agit là d'une expérience absolument expérimentale, une expérience de l'expérience dans l'expérimentation...) l'état va " cagnotter " pour les classes où l'apprentissage est tellement sur la touche, tellement chiant, tellement que " personne n'en veut mais faut remplir la filière ", tellement qu'on ne trouvera pas de boulot après tellement qu'il y a du chômage.
Et là, tout de suite, mon esprit d'ex enfant rebelle ne fait qu'un tour ! Si j'étais dans un de ces lycée qui " cagnotte " pour ceux qui ne viennent pas et que je sois, comme je le fus, une élève révoltée, certes, mais assidue, polie, et définitivement bonne élève à l'insu de mon plein gré, l'injustice de la situation m'aurait frappée de plein fouet comme un typhon les îles de l'océan Indien.
Et illico me serait venu à l'idée que : Si l'état avait un projet exceptionnel pour les classes de " j'en foutre " et que la mienne, studieuse et disciplinée, en fin d'année n'avait rien que de très banal, il ne restait qu'une solution pour obtenir la même chose que les " cagnottés ", les imiter et ne fréquenter mon lycée qu'un jour sur deux. Il me serait même venu à l'idée qu'en calculant bien son coup il aurait été possible de planifier la première année ce qui aurait pu être négocié pour la seconde et même pour la troisième en intégrant au plan un redoublement.
En tant que maman de cinq enfant, en tant qu'ancienne élève, en tant que citoyenne et en tant que grand-mère, je vous le dis, ce plan est non seulement imbécile, injuste, mais il est aussi terriblement méprisant, autant pour les élèves absents et qui sont une voie de garage, que pour ceux qui tentent de sortir la tête de l'eau en étant, dans ce foutoir sociétal et prétendument éducatif, à la fois présents et intéresses par leur filière vu qu'ils n'ont pas eu d'autres choix.
Une fois encore on aura stigmatisé l'enseignement professionnel, une fois encore on aura choisi la solution de facilité, l'annonce, l'abêtissement et une fois encore on aura loupé l'avant et l'après. Parce que ne nous leurrons pas, l'avant c'est prendre en considération l'environnement des enfants, leur épanouissement, leur culture, leur développement, leur rythme, leur confort de vie. L'après c'est leur donner la possibilité d'avoir un travail, un salaire, autre chose à espérer qu'un ghetto et un matricule au Pôle emploi.
Et ça, ce n'est pas demain la veille dans la jungle mondialiste, consumériste et capitaliste où l'humain trouve de moins en moins sa place autrement qu'en terme production...ou pas.
Non, Messieursdames, ( oui, je sais, on dit : Mesdames et Messieurs ) on élève pas les enfants comme un troupeau sans se soucier du champ dans lequel il broûte, juste parce qu'on se dit qu'il sera un élément productif le temps qu'il faudra et qu'on l'abattra ensuite. Si tel est le cas, on fait un troupeau indomptable et indomptable il restera.
Pas la peine d'aller chercher loin à qui en revient la faute.
04 octobre 2009
Tout fait maison !
Dans ma quête de " La vie d'avant elle était mieux " vu qu'on dépensait moins pour vivre trois fois mieux, et qu'en plus on ne remplissait pas les poches d'actionnaires avides à qui il ne manque que la gale pour se gratter pendant que d'autres crèvent la dalle de solides économies on ne polluait que le strict nécessaire, j'ai décidé, aujourd'hui même, de faire mes nouilles et mes tagliatelles larges maison.

Non, pas avec une machine en inox qu'il m'aurait fallu acheter, mais avec mon rouleau à pâtisserie que j'ai déjà depuis un certain temps.
Donc, 250/300 g de farine " à vue de nez ", deux oeufs et un peu d'eau du robinet, et de l'huile de coude, j'ai fait un nombre impressionnant de nouilles et de tagliatelles.
Pour les couper : découper des bandes, les fariner, les rouler et les couper au couteau de cuisine.
Et voilà

Pour les sécher : un tube de trident de sorcière ( tu vois Béa, qu'il sert ! ), deux chaises et hop !
Génial pour la déco !

Dans la foulée j'ai fait aussi des confitures tomates vertes/orange et pêches.
Le tout du jardin et non traité bien sûr.

Une fois cuites, ben pour les nouilles...ça donne beaucoup...

Bon, c'est vrai, je me suis beaucoup énervée politiquement ces temps ci, mais je tente de tenir le coup pour ne pas encore fulminer sur mon pauvre blog, qui lui se fiche complètement des histoires du monde...
M'enfin, si je tenais Polanski...
19 août 2009
J'ai rêvé d'un autre monde...
Vous avez du remarquer que ces temps-ci, nonobstant mon vif penchant pour, je ne parle plus de ce qui fâche, de ce qui irrite, de ce qui énerve, bref, je ne parle plus de politique.
Pour tout dire...je m'étonne toute seule...
C'est l'été mais pas que.
A quoi sert d'en parler ? On ne ne rallie finalement que les convaincus qui opinent du bonnet, les autres ayant une nette tendance soit à rester muets, soit à vous engueuler copieusement si vous n'êtes pas d'accord avec eux.
D'ailleurs, je ne cherche à convaincre personne, à mon âge on sait très bien que...voir la phrase au dessus.
Adonque, je ne m'occupe plus que de l'été qui s'enfuit, de copine qui est arrivée hier avec sa fifille 2, de mes enfants frénétiquement pendus au téléphone, et de mes tomates folles que Homme maladroit a mis à bas en coupant un fil soutenant le tout...Le tout s'étant effondré sous l'orage menaçant.
En fait, août durerait trois ou quatre mois de plus, m'enveloppant de sa torpeur bienveillante, ce serait merveilleux. L'idéal étant qu'il saute directement à Noël et à la trêve des confiseurs, laissant place à la blancheur cotonneuse de la neige et à la magie du gel sans autre préalable.
J'ai juste besoin de ne plus entendre parler de la gripette cochonne, du vaccin prétendument au point et salvateur de l'humanité toute entière il vont pouvoir courir vite et loin pour m'inoculer leur saloperie et ils ne m'auront pas, de la crise, des livrets A, des grèves, des syndicats, du prix de l'essence, du gaz, du mazout, du nucléaire, de la guerre, des charters de sans papiers...
J'ai juste besoin d'oublier toutes ces cochonneries bien plus graves que toutes les pandémies supposées ou non qu'on nous promet : hyperconsommation, publicité, lavage de cerveau gouvernemental, international, médical, financier, pollutions de toutes sortes pourvu que ça fasse profit...

J'ai juste envie de vivre tranquille, en faisant le moins de dégats possible sur notre belle planète...
Loin de ce monde imposé par la force, la manipulation et la peur et qui n'est pas le mien. Qui ne répond à rien de mes envies, mes désirs et mes rêves.
Juste envie d'oublier qu'il existe.
Après tout, je ne suis en rien obligée.
Je suis née libre de mes choix et je compte bien le rester.
16 août 2009
Inventaire de montagnarde...
L'été s'étire doucement mais sûrement... Il y aura encore de belles journées d'arrière saison, quelques uns seront repartis dans la grisaille parisienne, d'autres vont arriver...
En attendant, cet été, chez nous, il y a eu :
Des nids d'irondelles dans la grange

...puis des hirondelles...

Des petits enfants...

...des plus grands...

...des plus vieilles grands enfants ...

...des abeilles...

...des montgolfières...

...des copines...

...des chiens et des chats...


...des ciels...

...des fleurs...

...des lunes...

...des fêtes...

....et ce n'est pas encore fini...
Un bel été quoi !


