14 décembre 2011
Et bientôt ils vont scanner mon PQ pendant que je m'en sers...
Aux USA ( on sait comme j'aime la société américaine...), un GPS installé dans les caddies afin de situer le pigeon client dans ses pérégrinations consuméristes est à l'étude. Il s'agit de connaître, en temps réel, le comportement du-dit couillon client, sa vitesse de déplacement, le temps passé pour choisir les produits et l’ordre dans lequel ceux-ci sont placés dans le caddie.
L'article dit :
"Ce système permettra, s’il est mis en place, de mieux comprendre le comportement d’achat de l'abruti de base conditionné par la pub, du client, et de lui suggérer des produits complémentaires de ceux placés dans le caddie et dont il n'a absolument aucun besoin pressant ou non. C’est la théorie des dominos. «Le premier produit devrait emmener le consommateur vers un autre, puis un autre, et sans que le client s’en soit rendu compte quel con quand même !, il aura acheté plus que prévu même si ce pauvre imbécile se retrouve à découvert le 10 du mois, pas grave, on a des actions dans les banques rien n'est perdu, les agios sont toujours pour nous !.» De son côté, le client se verrait remettre des bons d’achat adaptés à son profil mouhahaha !!! je te donne 100 euros tous les mois que je voulais pas dépenser, tu m'en rends 3 que tu m'as intelligemment compté dans le prix d'achat, et je viens me faire enfler chez toi à chaque paye tellement t'es gentil !.
Ce n’est pas exactement une nouveauté pour les supermarchés. Des expériences pilotes ont déjà été menées à l’aide de smartphones, notamment en Asie. Mais «pour la première fois, écrit Martin Lindstrom, le client est traqué en temps réel tu peux essayer avec moi, tu verras...»."
Punaise ! Ils nous traquent par le mobile je m'en fous j'en ai pas, par internet là je suis grillée, par la CB je m'en fous j'en ai pas non plus, par gogole " je te surprends tout nu sur ta terrasse " oh ! les pauvres, à mon âge ! , par satellite là je ne peux rien faire, par les caméras de surveillance dieu merci à la campagne on y échappe encore, par le GPS routier hu!hu!hu! a pas non plus !, et j'en oublie certainement....
Déjà qu'ils veulent nous obliger à bosser non payés avec leurs put..ns de caisses automatiques, ils rêvent encore de nous tondre comme des agneaux qui viennent de naître ! Conn.rds va !
Mais quand est ce que que les gens vont les envoyer se faire foutre ?
12 décembre 2011
L'amitié
L'amitié est un sentiment fragile, fluctuant, élastique, souvent égoïste, interressé et pas forcément toujours en phase avec celui ou celle à qui on la confie.
Comme en amour on idéalise l'autre, on lui prête des qualités que l'on sent vacillantes mais sur lesquelles on plaque des justifications de pacotilles auxquelles on s'accroche aveuglément. La vérité, même sue n'est pas toujours bonne à connaître clairement. Du moins au début.
C'est cette distance que l'on qualifie en souriant de " besoin de solitude et de réflexion " mais qui est un cloisonnement des faits et des êtres selon un schéma parfaitement réfléchi.
C'est une demande morale rendue partiellement et superficiellement. Trop superficellement morcelée pour être profonde.
C'est celui ou celle qui ne parle que de lui/elle mais ne pense pas à te demander comment tu vas une fois épanché/e, ou comment va ta mère que l'on vient d'opérer...
Mais on s'accroche, délaissant le mot hypocrisie pour celui de diplomatie - politiquement correct - sensé permettre à l'autre de naviguer en eau propre et sans faire de vagues...
C'est celui ou celle qui se sent supérieur/e à toi intellectuellement dans sa façon d'être, d'organiser sa vie, de penser ses relations, mais que tu persistes à farder d' un maquillage de bazar.
Beaucoup de temps peut passer ainsi. Quinze ans.
Quinze ans peuvent passer sur une relation que l'on sait bancale, fausse, à sens quasiment unique, marché de dupe auquel tu participes faute de courage, mettant cette lâcheté sur le compte du respect d'autrui...Mon oeil oui !
Et le temps passe encore.
Avec le temps...
Avec le temps, va, tout s'en va
L'autre à qui l'on croyait pour un rhume, pour un rien.
Avec le temps...
Avec le temps, va, tout s'en va
Même les plus chouettes souvenirs, ça, t'as une de ces gueules
A la galerie j'farfouille dans les rayons d'la mort
Le samedi soir quand la tendresse s'en va toute seule
Et l'amitié se délite.
L'Autre prend ses aises, condescend, te toise, te survole...
Avec le temps...
Avec le temps, va, tout s'en va
Et l'on se sent blanchi comme un cheval fourbu
Et l'on se sent glacé dans un lit de hasard
Et l'on se sent tout seul peut-être mais peinard
Et l'on se sent floué par les années perdues, alors vraiment
Avec le temps on n'aime plus
06 décembre 2011
Parlons peu...parlons bien...
Catégorie :...à mes risques et périls surtout...
Clic !
Monsieur Rufin avait fait parvenir à D. de Villepin un dossier dans lequel il préconisait que l'antisionisme et toute critique à l'encontre d'Israel soit sévèrement condamné et assimilé à de l'antisémitisme pur et simple...
Or donc, ayant retrouvé mes ancêtres juifs lituaniens et allemands, il semblerait naturel à certains que je sois, subitement, tentée de retourner ma veste quant à mes convictions profondes.
Ben tiens...
Que nenni, n'en déplaise, je suis et reste farouchement antisioniste ( je rappelle tout de même que si le sionisme est né à Vilnius...le socialisme aussi et simultanément...), pro palestinienne, anticapitaliste, adepte de la simplicité volontaire, solidariste ( ça existe ce mot ? ), re-évolutionnaire, féministe, et fière de l'être.
Antisémite ? Pfff...je me sens si proche des juifs qui vont aider les Palestiniens à replanter leurs oliviers arrachés par les colons...Si proche...
Qu'il soit donc clair que mes aïeux sont mes aïeux, que je suis fière d'être leur descendante, que je les respecte profondément, mais que moi c'est moi.
Non, je n'ai pas le cul entre deux chaises. Ils font partie de mon histoire et moi de la leur, c'est ainsi et point final.
Les taire ? Non. Sûrement pas. Même si certains visages changent en l'apprenant.
Et il m'amuse de savoir, qu'à Bordeaux, du temps où mon arrière arrière grand-père allait à la synagogue, mon arrière arrière grand-tante était, elle, mère supérieure du couvent des Oblates de cette même ville.
Je n'ai jamais eu à choisir un camp, Dieu merci.
De toute façons, j'ai toujours eu chevillé au coeur que les valeurs, que la conscience, se trouvent en nous ( ou pas...) et que la religion est une entreprise de perversion de celles-ci.
Toutes les religions. J'ai pourtant été élevée chez Dames de Nevers. Comme quoi !
28 novembre 2011
Péripéties et autres perégrinations...
Pause de quelques jours
Oui...Encore !
Nous déménageons...
Nous nous rapprochons un peu plus de nos enfants. Dans la même petite ville pour l'une et 20 petits km pour les deux autres. Nous polluerons moins d'une part...et nous ferons par là même des économies d'essence. Quand on sait que pour les unes ou les autres il nous arrive de faire 200 km dans la journée, ce n'est pas négligeable.
A bientôt !
25 novembre 2011
Il a été si lourd ce silence...
Doucettement ( et des fois pas ) parvenue à un certain âge, je pensais tout connaître de ma famille, et surtout de mes ancêtres. Il faut dire que ladite famille était prolixe en anecdotes en tous genres remontant à deux siècles au moins. Au point d'avoir toujours eu l'impression d'avoir été la contemporaine de mes ascendants morts depuis des lustres...
Anecdotes souvent drôles et parfois émouvantes de mes Ariégeois, bien sûr, puisque ma famille maternelle en avait une longue lignée et qu'elle m'a élevée, de mes Quercynois, de mes Lombards, de mes Aquitains, de mes Auvergnats. A soixante ans je croyais tout savoir.
Et pourtant...un grand trou. Un gros trou dans mon arbre généalogique. Un grand trou aussi dans mon identité. Un trou que je supposais intuitivement. Mais un trou que l'on a masqué d'un grand et lourd silence concerté d'un côté comme de l'autre.
Alors, tout au long de ma vie j'ai cherché. Difficile quand on a un nom et rien d'autre. Pas de lieux, pas de dates, juste un nom et un prénom. Alors on prend la date de naissance de sa grand-mère, on enlève en gros trente ans, et on part en guerre. Parce que maintenant il y a internet et les archives en lignes.
Et pendant des années, on s'use les yeux sur les tables décennales, sur les registres et sur les actes...
Et un jour, on trouve. On trouve l'arrière grand-père. Et sur l'acte on sait le nom de ses parents. Et des parents des parents, et encore plus loin...On change de ville, de région, de pays...
Sidérée, on regarde le nom, la date et le lieu de naissance de cet arrière-arrière-arrière-arrière grand-père né en 1752 à Vilnius en Lituanie. Puis de son fils né à Bordeaux, puis de son arrière grand-père, né à Bordeaux aussi...On regarde le nom de son épouse, puis celui des épouses de ses descendants...
On cherche encore des mois et on trouve l'autre branche... L'arrière-arrière-arrière-arrière grand-père. Et on regarde bien le nom de son père...Puis de son épouse...Les dates et lieux, les régions puis les pays...Francfort sur le main...Neuss...Krefeld... L'Allemagne...
Et il y en a des Moïse, des Abraham, des Benjamin, des Jacob, des Esther...
Et puis on réalise que son arrière grand-mère paternelle n'était pas morte bien avant notre naissance, mais à Paris en 1959 quand on avait huit ans. Elle était vivante, vous alliez à Paris et on ne vous a rien dit...
Et même, sur l'arbre d'un cousin issu de germain vous trouvez sa photo...Par hasard...

C'est violent quand même, non ?
Et vous êtes trés en colère.
Je suis trés en colère.
Parce qu'ils sont tous partis ceux à qui je pourrais demander des comptes. Parce que ce trou comblé trop tard exigeait des explications claires et précises. Parce que ma grand-mère ne pouvait ignorer que sa mère était vivante à Paris. Parce qu'elle n'ignorait pas que ses parents étaient juifs. Mon grand-père non plus. Mon père non plus. Ma mère pas davantage même si elle ne l'était pas.
Et ce silence m'écoeure et me révolte.
20 octobre 2011
Et tu sais ce qu'elle te dit mamie ?
Oh punaise ! (...de b....l de m....e de b....e en bois) ! Je n'en peux plus...
J'ai beau me dire - merci Monsieur Coué - "Ego sum, ego sum, ego sum ", ça ne marche pas, je bous, je fulmine, j'implose, je vais finir par exploser, je vais faire une guerre nucléaire ( merci Madame B ) à moi toute seule !
Je n'en peux plus...
Koikigna ? C'est simple et j'explique : depuis que je suis née - femelle - je fais tout pour être moi et rien que moi. Pas Madame Machintruc ( j'ai toujours jalousement gardé mon nom de jeune fille et des papiers ad hoc ), pas fille de ou femme de, mais Madame Champ Libre, épouse de Monsieur Laroutétamoi, maman de mes enfants et grand-mère de mes petits enfants...
Mes enfants m'appellent maman ( normal ) mes petits enfants mamie ( normal aussi ), mon homme m'appelle " chérie ", " mamour " ( bon je vais faire court ) et jusque là mes gendres par mon prénom ( au demeurant charmant, merci Monsieur de Nerval ).
Tout était donc trés normal.
Mais voilà, depuis que ma dernière a changé de compagnon et qu'ils ont eu un bébé , voilà qu'il ne m'appelle plus que mamie.
P....n, je ne suis pas sa mamie m....! Je suis la mamie de sa fille, b....l ! J'existe en dehors de la fonction Ô combien merveilleuse de mère et de grand-mère, j'existe en tant que femme, citoyenne engagée, artiste dilettante, copine...
Je suis moi, j'y tiens, je ne veux pas être réduite à un rôle qui serait vide de sens si je n'étais pas une femme d'abord, même soixantenaire.
Je suis moi, Champ Libre, maman et grand-mère, et mamie elle lui dit merde!
Nomého !
08 octobre 2011
Dieu est mort !
Fils de Mademoiselle Troisième, six ans, au Cp, revient de l'école :
- Dieu est mort !
Fille Troisième :
- ...?
- Oui, et même il n'existe pas, c'est les copains qui me l'ont dit ! Personne a de trace de l'existence de Dieu. Personne !
Fille Troisième :
- ...?
Le fils content de lui :
- Et voilà !
....
Fille Cinquième explique à son fils unique adoré que lorsque le bébé qu'elle attend sera né, il allait falloir non seulement partager sa vie avec lui, mais aussi sa mère et son père...
- Je le maudis ce petit ! Je le maudis et je sens bien que je vais le maudire toute la vie jusqu'à la fin !
_____________________________________
Fille de Mademoiselle Cinquième, huit ans, à sa mère, et concernant sa petite soeur issue d'un second compagnonage :
- Maman... mais pour avoir J... tu as fait l'amoureuse avec L. ?
Fille Cinquième :
- Evidemment, sinon ta petite soeur ne serait jamais née !
Voyant que sa fille n'allait pas plus loin dans son raisonnement, Fille Cinquième ajoute perfidement :
- Et avec papa aussi, parce que tu ne serais pas là non plus !
Indignation de l'infante :
- Haaannnnn !!!...mais vous auriez pu me prévenir quand même ! ... Haaaannnn !!!
...
La même, chez nous, à table :
- Mamie ?
- Oui...
- Moi je crois que quand on est mort, le corps est mort, on l'enterre, mais pas l'esprit... L'esprit, il ne meurt jamais, il va dans d'autres personnes. Et tu crois quoi, toi ?
Moi prudente :
- Je ne sais pas ma chérie, je n'ai encore revu personne qui puisse me confirmer que son esprit avait déjà existé auparavant... Je n'ai donc aucune certitude...
- Moi si, je suis sûre ! Et puis d'ailleurs, si l'esprit que tu connaissais allait dans une autre personne à Paris, par exemple, ben... tu n'en saurais jamais rien ! Et ça ne voudrait pas dire pour autant que ce n'est pas vrai ou pas possible, hein...Certitude ou pas certitude...
30 septembre 2011
Lettre à mes petits enfants adorés...
Oui, je sais, vos parents, pourtant parfaitement élevés par mes soins, vous ont fait croire pendant des années qu'un gros plein de soupe suant, pétant et rotant, vulgairement vêtu d'un costume rouge agrémenté de fourrure véritable prélevée dans la sublimissime nature du grand nord moulant son énorme ventre de bourgeois repu et d'horribles bourrelets disgracieux dénonçant cholestérol, diabète et maladies coronariennes, pourvoyait à vos désirs les plus fous une fois par an.
Pire, un jour ils vous ont avoué - grâce à quelques petits copains d'école un peu moins niais que vous - qu'ils s'endettaient chaque année au moyen d'un sordide mais salvateur crédit révolving !
Je sais aussi que devant votre air réprobateur au fait qu'ils avaient pris votre intelligence pour celle d'un pétoncle juste après un court bouillon, s'est ajoutée le terrible traumatisme d'apprendre que la rigolade était finie, et que désormais, sachant que vos parents se pelaient le troufignon tous les ans pour vous offrir des trucs en plastique à deux euros qu'ils avaient payés cent fois plus cher ( à cause de la marque que vous exigez, petits vaniteux formatés, vous aussi ! ), vous alliez pouvoir vous l'arrondir !
Alors non, le père Noel n'existe pas !
Dieu non plus d'ailleurs.
Vous pouvez manger tous les bonbons que vous voulez, vous tirlipoter le chihuahua en douce sous les couvertures, jurer comme un charretier, mentir comme un arracheur de dents, non, des langues de feu ne descendront pas des cieux dans un bruit de punition assourdissante pour vous anéantir. Ce sont des conneries inventées par l'homme pour faire peur à l'homme et rien de plus !
En revanche, il se peut que dans les cas sus cités débordant les limites de l'acceptable, vos parents fassent viguoureusement choir sur le coin de votre couenne une pluie de claques, mais ça c'est une autre histoire... Après tout, une connerie consommée se doit d'être assumée.
Vous allez me dire, je le sens bien venir, que dans la boîte à mettre les têtes au carré qui trône dans votre salon, des adultes tout aussi vulgaires, suants, gras, pleins de tics gestuels, pétant et rotant ( mais pas quand ils causent dans la boîte noire parce qu'ils veulent faire croire qu'ils sont distingués ) viennent jouer au père Noël en promettant monts et merveilles et vessies et lanternes, et que vos parents les regardent avec tellement d'attention qu'on les diraient hypnotisés par Merlin l'enchanteur lui-même !
Vous avez raison. Mais c'est que certains parents croient encore au père Noël, les pauvres, et ils sont plus à plaindre qu'à blâmer. Je dis ça, mais sachez que si je pouvais leur balancer une grenade par la gueule, ce n'est pas l'envie qui ...parce qu'il faut être truffe tout de même !
Justement ! Le traumatisme du père Noël peut durer toute la vie si on n'y prête pas garde !
Donc attention : Certains de ces adultes ont trouvé la parade, ils se déguisent !
Ne pouffez pas en criant au gâtisme de Mamie, c'est vrai. Il y en a même qui ont fait un régime draconien pour ne pas être reconnus !
Mais le pire de tous est Monsieur Toutpetit. Celui là il faut s'en méfier comme d'un caillera de banlieue spécialisé dans le racket aux sorties de collèges. Il y a cinq ans, il a fait le père Noël très gentil qui va tout résoudre et tout, et une fois qu'il a été élu, il est devenu tout gris, tout grimaçant et tout agité. Une transformation aussi effrayante et spectaculaire que le géant vert mais en miniature.
Et en plus, non seulement il a menti, mais il n'a donné des jouets qu'à ses petits copains en regardant pleurer tous les autres avec des ricanements glaçants d'un autre monde plein de requins des dents de la mer.
Sachez aussi que Monsieur Toutpetit est accompagné de monstres tous aussi déguisés les uns que les autres. Ils jouent aux gentils mais ils sont très dangereux, ils purgent tout et tout le monde. N'acceptez jamais quoi que ce soit venant d'eux, tout ce qu'ils touchent ou regardent est empoisonné ! Les Gormitis, à côté, c'est de la gnognotte.
Soyez aussi très vigilants, certains pères Noël vieillissant, très astucieux, peuvent se transformer en quelques décennies en Fée Proprette et vous n'y verrez que du feu... Ce sont les mêmes que Monsieur Toutpetit mais ils prétendent qu'ils étaient là avant lui et qu'il leur a tout piqué. Peut-être, mais franchement on s'en fout.
Méfiez vous aussi des encore plus rusés, les Cafteurs, qui s'engouffrent chez les gentils pour surveiller tout ce qu'ils font et tout répéter aux méchants monstres. C'est pour les aider à mieux vous dévorer, mes enfants ! Il y en a partout chez les gentils et on ne les découvre qu'une fois le couteau du boucher pret à faire de vous des lardons fumés au bois de hêtre....
Voilà, mes chers petits enfants, ce qu'il faut savoir pour ne pas se faire rôtir à feu doux une fois adultes.
Je vous aime.
Mamie.
29 septembre 2011
Lettre à mes filles chéries et mon fils unique préféré...
Comme vous pouvez vous en rendre compte vous mêmes - vous êtes tous beaux et intelligents - la crise s'éternise et nous sommes dans une belle merde. Il ne nous reste plus qu'à prier Sainte Russie, Saint Pékin, et même Saint Moralès y Chavez y Castro que ce ne soit pas pire dans les années qui viennent, ce que je crains malheureusement, tout comme l'a dit Mr Assiani, trader de son état, à la BBC pas plus tard qu'hier.
C'est la banque Goldman et Sachs qui gouverne le monde, nos Nains gouvernementaux sont impuissants à enrayer cette frénésie hystérique d'argent facile que la crise génère et entretient chez ces chacals de la finance ( mais putain, à la fin, ils en font quoi de tout ce pognon ? ). On peut donc en déduire que la crise est voulue par eux et pour eux. Bon, ça fait quand même des années que je le dis mais vous m'avez rit au nez ( vous riez moins maintenant, hein ! ), et je suis fort aise de voir la gueule de certains se rendant compte que je ne suis pas si allumée que ça...
Il est donc temps de prendre des mesures pour couper le cou du système capitaliste mondialisatoire et esclavagiste, sans quoi nous allons tous nous retrouver avec un fanion étoilé profondément carré dans le fion.
Souvenez vous qu'en 1870, à Paris, les parisiens affamés ont commencé à manger leurs chiens et leurs chats ( si vous comptez sur ma ménagerie vous pouvez vous y mettre un doigt en sus du fanion ), puis les pigeons, puis les rats et les moineaux, et enfin les racines des arbres des boulevards. Cela n'a aucun rapport, mais c'est pour dire...
Bon, Mr Assiani dit que de toute façon nous sommes foutus et que d'ici un an toutes vos économies auront fondues comme neige au réchauffement climatique...
Oui, mais non. Si vous comptiez faire fructifier vos économies, oui, c'est la grosse angoisse de la mort qui tue ! Comme vous n'avez pas un fifrelin en poche, ça, c'est réglé. Moi non plus, à force de vous aider tous, ça tombe bien aussi. Encore que. Faites gaffe, ils vont essayer, devant votre dénuement à faire pleurer un crocodile en caoutchouc, de vous coller des prêts empoissonnés pour vous offrir tout ce dont vous avez besoin en vous créant des envies folles qui créent des frustrations terribles, et ils vont encore se faire du blé sur votre dos mine de rien. Oui, mes enfants, ils sont extrêmement fourbes.
Mr Assiani l'a dit, Goldman Sachs et les fonds de pension se moquent éperdument de votre misère, de vos larmes, et de vos enfants chétifs, affamés et couverts de pustules, ils ne veulent que des sous. Et plus vous êtes dans la mouscaille, plus ils en gagnent. Et d'ailleurs, le directeur exécutif de la Banque centrale européenne n'est il pas Mario Draghi, anciens de Goldman Sachs justement ? Quel curieux et étrange hasard !
Il faut donc résister comme je vous le serine depuis que vous êtes nés. Oui, je sais mes chers enfants, vous me subissez depuis longtemps, mais je trouve que vous tendez beaucoup mieux l'oreille quand je parle depuis quelques temps. Mieux vaut tard que jamais...
Méfiez vous de ceux qui vous proposeront des bouts de papier à échanger dans des grandes surfaces contre du travail. Demandez impérativement des bouts de papier d'une AMAP. Ils pourraient, vu qu'ils trouvent que nous sommes trop nombreux à consommer de moins en moins, tenter de vous empoisonner purement et simplement. Oui, mes enfants chéris, ils partent du principe que nous ne servons plus à rien. D'où leur désaffection pour le système scolaire. Parce qu'enfin: pourquoi éduquer et cultiver, même un minimum, de futurs esclages devant mourir à la fleur de l'âge, sans soins, sans chauffage et sans nourriture, je vous le demande ?
Ah oui...mes enfants chéris, et aussi : apprenez dès maintenant à connaître les vertus des plantes. Après tout, les labos ne font rien d'autre que de copier les molécules gratuites de notre belle nature pour nous la revendre la peau du croupion !
Voilà mes enfants, ma lettre est terminée. Je sais qu'elle trouvera en vous l'écho que je n'ai jamais cessé d'entretenir depuis votre naissance. Je vous aime.
Maman.
05 septembre 2011
C'est la rentrée des classes...
Mon arrière grand-père, qui était descendu pour la première fois de sa haute montagne natale en 1884 pour faire son service militaire, était allé à l'école quand il avait le temps. Et comme il travaillait déjà à six ans chez un cordier de son village, il y était allé fort peu. Et même pas du tout.
Nonobstant, il avait tout de même fait fortune à Paris dans les antiquités de Chine, ne faisait aucune faute d'orthographe, ni de syntaxe, ni de français et avait une culture générale fort étendue. Ce qui lui faisait préciser avec fierté à la famille et devant ses enfants :
- L'école, l'école, l'école ! Est ce que j'y suis allé aux écoles moi ? Les école, je ch(i)e dessus moi !
Comme disait son fils, qui avait tout de même fait ses humanités au St john's collège en Angleterre, cela n'encourageait point à l'effort scolaire... Sa soeur, ma grand-mère, avait obtenu, elle, ses deux bacs, preuve s'il en est que même sans effort, on pouvait y arriver aisément !
Ma mère a suivi le même chemin : Foin des efforts, ça finira bien par rentrer ! Et c'est rentré !
En ce qui me concerne, l'école n'était pas faite pour moi. Ou plutôt je n'étais pas faite pour elle.
Je veux dire par là que le cadre me pesait, que je m'y ennuyais profondément, et qu'il m'est arrivé, en primaire, de quitter l'école en plein cours parce que je n'étais pas d'accord avec le programme.
Je me souviens avoir claqué la porte de la classe, en CM2, parce que la maîtresse avait prétendu que Louis XI était un roi cruel qui enfermait les gens dans des cages minuscule. Or, pas de bol, je venais de lire un livre qui disait très exactement le contraire...
Il avait enfermé un seul prisonnier dans ladite cage - le cardinal de La Balue, lequel avait trahi la France en la "vendant" aux Anglais. Pour le reste, je trouvais ce roi fort sympathique d'avoir été près de son peuple, d'avoir combattu sa propre noblesse en leur interdisant d'arrogantes tenues et des poulaines de un mètre de long, d'avoir évité les famines et par là même les épidémie. Bref, je me suis insurgée contre ce cours injuste et mensonger et je suis rentrée chez moi illico.
Horreur et damnation, la maîtresse pouvait donc raconter d'affreuses menteries ! Pire, on racontait n'importe quoi dans nos livres d'histoire !
A cette époque, claquer la porte de la classe en critiquant la leçon n'était pas dans les habitudes scolaires...
Ce fut un énorme scandale. Mot aux parents ( en l'occurence mes grand-mères ) ! Et rapport à ma mère qui est venue de Toulouse pour régler l'affaire.
Discussions, réfléchissage, négociage, chantage.... Rien à faire ! Pas moyen de me faire retourner à l'école. Impossible.
Oh... j'y suis retournée quinze jours plus tard. Mais après intervention du chef de la police municipale, ami de la famille, lequel, fort sérieux, eut quand même à brandir la menace des gendarmes et de la prison en leurs locaux : une cave humide et sombre sise sous la gendarmerie. Comme elle était en face du cimetière, j'ai capitulé !
Mais j'ai gardé de cet épisode une méfiance viscérale de ce l'on tentait de m'inculquer, un besoin de tout vérifier, de recouper, de triturer le sujet par tous les angles possibles, et de ne faire confiance qu'à mon propre jugement.
Finalement, les écoles, moi aussi j'ai ch(i)é dessus à ma manière.
Ceci dit, j'ai conseillé à mes petits enfants d'être sages en classe et de bien écouter le maître.
Et puis je leur offre beaucoup de livres tout au long de l'année...






